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Renaissance Je ne sais pas si vous avez idée de la difficulté qu'il y a à suicider un simulacre. A chaque tentative, la personnalité originelle émerge et tente de repousser le Néphilim, prenant le contrôle du corps. J'ai entendu parler de Néphilims rejetés dans les Limbes, qui ont dû attendre la mort du simulacre pour être libérés. Il me fallut faire preuve de ruses, d'astuces fabuleuses. En effet, malgré ses déviances mentales, Lewis tenait à sa vie. J'ai joué la carte du paranormal, des esprits noirs qui hantent les mortels. Je l'ai poussé à croire qu'après la mort, il aurait le monde entier comme terrain de jeu. Finalement, j'ai réussi à induire un vrai comportement suicidaire dans ce qui subsistait du misérable déchet que j'occupais. Jusqu'alors, toutes mes tentatives avaient échouées, et je n'étais parfois pas passée loin d'être éjectée. Lorsque enfin, dans une ultime tentative de strangulation, je sentis la mort envahir lentement mon simulacre, j'ai été heureuse. Par le judas de ma cellule, je voyais la jeune doctoresse qui serait certainement mon prochain simulacre. Belle, intelligente, adaptée à ce monde, reconnue par ses pairs, elle était parfaite. J'ai surgi de mon simulacre, portée par les vents magiques. J'ai immédiatement investi le Ka-soleil que j'avais déjà isolé en vision élémentaire. Elle était forte, et elle a résistée, mais elle était liée par ses préjugés sur l'absence de surnaturel, et elle a lutté maladroitement contre mon intrusion. De plus, je la connaissais bien, et je savais quelles étaient ses forces et ses faiblesses. Elle n'a pas tenu longtemps !
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