|
A l'Asile A l'arrivée du train en gare, Lewis est pris d'une crise de terreur et s'enfuit en hurlant. Son visage est horriblement déformé par une peur panique. Son ami le recherche toute la nuit, puis préfère disparaître pour ne pas avoir à répondre devant la police. Une semaine plus tard, Lewis est retrouvé errant dans la campagne, prés de l'ancien château de Camelot. Il est habillé en femme, s'est construit une hutte à la manière des celtes, et survit du produit de sa chasse et de sa cueillette. Il porte des marques montrant qu'il a tenté de s'émasculer, sans y parvenir. Dans sa hutte est cachée une petite statuette. Recueilli par la police, il est placé dans un asile psychiatrique de la campagne londonienne. Il y est suivi par Laura Nancy Truman, une jeune et brillante aliéniste (une des premières femmes à obtenir ce diplôme) Le diagnostic de son docteur est qu'il souffre d'un dédoublement de personnalité et d'amnésie. Il a en effet tendance à réagir parfois comme une femme et à ne pas comprendre certaines ava,ncées de la technique moderne. Il se laisse pousser les cheveux, qui ont pris une étrange teinte bleutée. Ce changement, comme les diverses modifications d'apparence de Lewis, sont attribuées à sa personnalité féminine. Dans cet univers protégé, Lewis semble peu à peu se stabiliser. Etrangement, c'est la personnalité artificielle, la féminine, qui prend peu à peu le dessus. Lentement, il reprend conscience du monde qui l'entoure. Toutefois, alors, apparaissent des tendances à la mégalomanie et des accès suicidaires. Il se met parfois à déclamer en grec, à tenir des discours sur les Dieux qu'il a côtoyé, sur le Dieu qu'il sera lorsque les temps seront venus. Ses tendances suicidaires n'inquiètent pas trop le docteur, car le patient paraît toujours attendre qu'elle soit proche pour tenter de mettre fin à ses jours. Le docteur Truman s'est peu à peu pris d'intérêt pour ce cas étrange. Ils deviennent de plus en plus proche. Ses collègues lui en font reproche, prétextant que Lewis risque de s'identifier à elle. En effet, Teachim s'intéresse de très près à la vie de Laura, ses habitudes, son intimité, ses amis. Un soir de 1874, alors que Laura est de garde, elle trouve Lewis pendu avec ses draps dans sa cellule. Il semble avoir réussi à retirer la camisole dans laquelle il passait ses nuits, ce qui n'est possible qu'avec une souplesse dont il n'est pas normalement capable.
|