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Voyage vers AVALLON
Le voyage est long, parfois agrémenté de bagarres avec des brigands. Je laisse le soin aux vaillants guerriers de nous défendre, et les soignent après le combat. Nous traversons des lieux d'une beauté captivante, et des lieux magiques, d'une force revigorante. Hélas, plus nous descendons vers le sud, plus ces lieux semblent étrangement profanés, comme souillés. Je ne comprends pas, mais une révolte nait en moi contre les auteurs de ces crimes. Tintagel est une ville sombre, tortueuse. Son seul attrait est de dominer la Mer. Arrivés prés du palais, je cherche à joindre le dénommé MERLIN. Je suis guidé jusqu'à une pièce dans un coin du château. Là m'attends une surprise. Je cherchais un petit sorcier humain, je trouve le Prince de la Force. Un de mes frères, mais d'une puissance inimaginable. Il est au moins aussi puissant qu'Eole. Pourtant, il n'est pas sur le trône ! C'est à un humain médiocre qu'il laisse ce rôle. Quelle dérision ! Mon admiration s'efface. Il me regarde, sourit. Je me sens analysée, soupesée, jugée. Son examen fini, MERLIN me parle. Il va parler plusieurs jours. De lui, du monde, de nos frères, de nos surs. Je sais au moment où j'écris ces lignes qu'alors il me manipule honteusement, me préparant pour la mission à laquelle il me destine. Mais même encore, sachant ce que je sais, je le suivrais et je donnerais mon pentacle pour lui. Il me parle d'AVALLON et de DAHUT, la grande prêtresse de l'Eau, et du comportement extrémiste des adeptes du Dragon. Son discours à l'air d'être critique, mais il me pousse en fait dans l'idée d'aller m'enrôler dans cette secte de femmes qui luttent -elles- contre ces déchets de l'humanité que sont les Mystes, et les autres porteurs d'orichalque. La seule idée que je retiens de son discours, c'est que , si MERLIN a abdiqué son rôle de Guide et de Dieu auprès de l'humanité, certaines de mes surs ont encore la Foi dans notre destinée finale. Je le quitte donc, sans écouter les discours de paix et de patience qu'il professe, et sans me rendre compte qu'il m'a plus marqué que je ne le crois. Il me laisse partir avec un sourire amusé. Archibald, qui ne veut pas me quitter, et deux de ses compagnons, partent avec moi vers l'île mystérieuse d'AVALLON. Nous atteignons sans dommage le port qui y mène.
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