Lewis Norman TEACHIM


Lewis est né à Londres en 1842. Son père est pasteur. Il élève ses six enfants d'une main de fer, les frappant souvent, parfois sans raison, et ne leur offrant aucun amour. La mère est morte en couche du petit dernier, Lewis. Tous les aînés, ainsi que le père, s'acharne sur lui, ne lui pardonnant jamais la mort de sa mère. Adolescent, il s'enfuit de chez lui. Ramassé dans la rue par une femme qui se fait passer pour médium, il s'attache à ses pas. Elle va l'initier à son art. Il va se passionner pour cette activité, mais sa santé mentale en devient chancelante.

Lorsqu'il s'estime assez fort pour voler de ses propres ailes, il fait disparaître celle qui a été à la fois son mentor et sa maîtresse. Accaparant le bric-à-brac qu'elle possédait, il part exercer dans le Yorkshire la profession de médium. Pendant 10 ans il continue avec des résultats qui lui permettent d'avoir une certaine notoriété. Il est rongé par le remords, et la folie s'installe peu à peu en lui.

La source de son pouvoir est une petite statuette de Gorgone en pierre, d'origine grecque, qu'il a trouvée dans ce que lui a " légué " sa maîtresse. Sentant la force de son focus s'épuiser, il décide de le ressourcer. Il se renseigne sur ce qu'il faut faire, et devient l'ami d'un occultiste, presque aussi fou que lui. Ensemble, ils décident de mettre sur pied une expédition vers un lieu magique. Une nuit de pleine lune, ils se glissent au milieu de Stonehenge. Ils tentent d'utiliser un rituel qu'ils ont découvert peu de temps auparavant, et qui est visiblement destiné à remplir d 'énergie ce que le document appelle des " stases ".

Le rituel se déroule sans difficultés, mais lors de l'incantation finale, alors que le chat dépecé agonise, Lewis s'effondre par terre après la dernière phrase. Il est pris de convulsions, balbutiant des phrases incohérentes en vieil anglais et d'autres langages plus étranges qu'il ne connaissait pourtant pas. Son ami, alarmé, le met dans leur calèche et le mène à la gare la plus proche. Lewis semble avoir retrouvé un peu de calme, mais il n'arrête pas de murmurer " Non, ce n'est pas possible. Pas un homme ! "

A l'Asile